Niger-test

Rapport de situation
Réponse d'urgence
Arrival of migrants coming from Libya entering in Dirkou

Mouvements de populations : besoins en augmentation, financements timides

Les attaques des groupes armés non étatiques (GANE) dans des localités frontalières du Mali et du Burkina Faso, à l’ouest du Niger, et frontalières du Nigéria au sud-est, ont provoqué le déplacement de 70,000 personnes depuis 2018  dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Diffa et des mouvements de personnes fuyant la violence continuent d’être signalés. Mais si le  nombre de  personnes déplacées (réfugiés et déplacés internes) est en constante augmentation depuis 2018  la réponse multisectorielle est insuffisante sur de nombreux sites.

A Diffa, plus de 25 600 nouveaux déplacés en quelques jours

Entre la fin du mois de mars et le début du mois d’avril plus de 25 600 personnes  se sont déplacées vers la ville de Diffa et les localités environnantes pour fuir les attaques des GANE. Il s’agit de la vague de personnes la plus importante depuis le déclenchement de crise en février 2015. Pour plus de 70% de ces personnes, il s’agit d’un deuxième déplacement. Selon la Direction Régionale de l’Etat Civile, des Réfugiés et de la Migration (DREC), la région comptait déjà 250 000 personnes déplacées auxquelles la communauté humanitaire tente d’apporter l’assistance nécessaire.[ES2] 

En 2019, les partenaires humanitaires estiment que 469 000 personnes (réfugiées, retournées, déplacées internes et populations hôtes) auront besoin d’une assistance humanitaire. Pour répondre à ces besoins, il est nécessaire que la communauté humanitaire mobilise près de 236 millions USD, soit 61,5% du montant global du Plan de Réponse Humanitaire 2019.

Le nombre de personnes déplacées en hausse dans les régions de Tillabéri et de Tahoua

Au 29 mars 2019, le nombre de personnes déplacées internes (PDI) dans la région de Tillabéri a atteint 49 078 personnes, contre 35 866 personnes au 31 décembre 2018. Cette tendance à l’augmentation est également observée dans la région de Tahoua où le nombre de PDI est passé de 17 644 personnes en décembre 2018 à 18 131 personnes en février 2019.

Selon les estimations réalisées pour le Plan de Réponse Humanitaire 2019, 463 000 personnes vulnérables (PDI, refugiés et populations hôtes) seront dans le besoin d’une assistance humanitaire dans les deux régions. Pour couvrir ces besoins, 205 millions USD seront nécessaires.

Les personnes déplacées de ces deux régions présentent des besoins urgents dans tous les secteurs vitaux de l’aide humanitaire. De plus, la vulnérabilité structurelle de la zone (peu de ressources naturelles disponibles, insécurité alimentaire et malnutrition chronique etc.) est aggravée par les nombreux déplacements de populations qui surviennent depuis 2018 à la suite de l’insécurité et des attaques des GANE

URL:

Téléchargé le: